Interview Khuê-Linh

1. Pourquoi ABIS?
Lorsque j’ai fondé ABIS il y a 15 ans, je crois que je ne m’étais pas vraiment posé cette question. Aujourd’hui, j’ai compris qu’ABIS était en phase avec une croyance qui m’a bercé toute mon enfance. Je suis une réfugiée politique arrivée à l’âge d’un an dans les bras de ma grand-mère analphabète. Mes parents et ma grand-mère me répétaient que la clé de mon intégration était l’éducation. Par chance, j’adorais apprendre. Je me souviens avoir confié à cette grand-mère qui n’avait jamais connu l’apprentissage, que je rêvais moi, d’apprendre toute ma vie! A 24 ans, créer un organisme de formation, c’était peut-être ma façon de pouvoir apprendre toute ma vie. J’ai compris aussi que cette croyance qui m’avait porté et aidé, me restreint aujourd’hui. Je pense sincèrement que la formation est une des clés de l’épanouissement et du développement des femmes et hommes. Il me reste tant d’autres clés à déployer: l’accompagnement, le conseil, le coaching, le co-développement, la médiation en entreprise. C’est ce que j’ai envie d’explorer avec ABIS.

2. Quelle est ta plus grande satisfaction ?
J’ai réalisé, lors des grandes crises de la société, que certaines relations humaines développées étaient de grandes qualité. Clients, formateurs, prestataires, toutes les parties prenantes participent à la vie de la société et alimentent son âme, sa raison d’être. J’ai envie de développer ses flux non-marchands sans lesquels ABIS n’existerait plus aujourd’hui.

3. Et ta plus grande déception?…
Il y a 15 ans, le fax et le micro-onde prenaient beaucoup de place au bureau. Je me disais, dans 15 ans, mon téléphone remplacera le fax et le micro-onde, c’est sûr! En 2017, le micro-onde est toujours là…quelle déception!
Plus sérieusement, lorsqu’un contrat, un projet, une relation prend fin, je suis très déçue lorsqu’il y a eu trahison et irrespect. C’est malheureusement arrivé plusieurs fois en 15 ans, avec des procédures judiciaires énergivores pour moi.

4. Comment imagines-tu ABIS dans 10 ans?
Je vois une raison d’être sublimée par une équipe multiculturelle, intergénérationnelle qui développent avec les clients, des solutions qui n’existent pas encore aujourd’hui. J’imagine des « Labo in situe » chez les clients. Je vois aussi une personne de l’équipe en train de planter un drapeau sur mars, représentant « l’humanité apprenante ».

 

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